En ce début avril 2009 le temps n'est pas terrible sur le Mercantour, les mauvaises journées se succèdent et les conditions ne sont pas idéales pour la photographie.
Mais puisque nous sommes là, autant en profiter avec 2 nouvelles sorties, une première en direction des lac des Bresses via le Col de Salèse et une deuxième à la
Baisse de Peïrefique au-dessus de Casterino aux portes de la vallée des Merveilles.
Situés aux environs de 2500 m, les lacs des Bresses, au nombre de 2, sont évidemment encore totalement recouverts par la glace et restent dissimulés sous un épais
manteau neigeux qui ne commence que lentement à fondre en cette saison.
Pour ce 9 avril 2009, la randonnée qui nous y conduit part du parking du Boréon vers 1600 m, il faut donc monter 900 m par une pente d'abord assez douce
et longue jusqu'au col de Salèse (2031 m) puis un peu plus soutenue ensuite, mais sans difficulté majeure.
Les paysages et le cadre sont magnifiques, quelques éclaircies parviennent à se faufiler et à illuminer des paysages encore bien hivernaux.
Pour le lendemain, la météo est encore plus délicate avec quasiment aucune éclaircie et quelques chutes de neige/grésil en montagne qui ponctuent
l'ascension à la baisse de Peïrefique (2040 m).
Le départ se fait de Casterino (1543 m) pour une randonnée facile de 500 m de dénivelé.
Malheureusement les sommets restent dans les nuages et empêchent de profiter d'une vue qui s'anonçait pourtant trés intéressante.
J'ai choisis de traiter les photos de ces 2 sorties en Noir et Blanc, en raison de l'absence de couleurs intéressantes due à la fois au temps et à la saison, mais que
les amoureux de couleurs se rassurent, elles seront de retour dès le prochain reportage.
Arrivée au plus bas des lacs des Bresses (2460 m) encore totalement dissimulé sous la neige à gauche :
La Pointe Giegn (2888 m) située au-dessus du lac Nègre qu'on devine timidement en bas, vue depuis la Baisse du lac Nègre (2500 m) :
Une lumière métallique sur les sommets du Mercantour comme le Mont (2526 m, à gauche) et le Caïre Archas (2632 m, au centre droit) :
A gauche la Caïre sud des Bresses (2738 m) domine le lac homonyme :
Belle et intimidante ambiance malgré les nuages sur le Mercantour :
Perdu dans la neige :
Petit arbre, cherche timidement à pousser, dans un environnement trés hostile :
Panorama du Caïre Pounchu (2495) à droite à la Cime Pagari de Salèse (2678 m), la seule à profiter de quelques rayons, à gauche :
Les mêmes avec en plus la Cime de Frémamorte (2731 m) à gauche :
Nous voici à la baisse de Peïrefique, les sommets (comme ici la Roche de l'Abisse (2755 m)) restent accrochés par de menaçants nuages :
Les rayons de soleil sont trés rares, il faut donc en profiter :
La couche neigeuse, encore épaisse, n'est guère inquiétée par ces timides et éphémères éclaircies :
Ce reportage a une note moyenne de 8 en 10 évaluations
Ce reportage a 4 commentaires :
N'hésitez pas à laisser le votre!
mohimont a écrit le 01/12/2009 :
superbe thecnique de prise de photos,tres bon travail ,merci!!
Vévé a écrit le 13/05/2009 :
Magnifique même si je serai contente du retour des couleurs!! :)
~*~ a écrit le 11/05/2009 :
Splendide et merveilleuse approche de la lumière.La où nos yeux ne voyent que grisaille ,tristesse et monotonie,l'opposition du blanc et du noir nous apporte relief et profondeur pour le peintre on appelle cela le clair-obscur.
C'est un enchantement ce reportage,on sent le silence et la délicatesse de la vie dans ces montagnes ! Merci l'artiste à ta façon...
Christian a écrit le 10/05/2009 :
Parmi les plus beaux clichés vus sur ce site.
Les effets du mauvais* temps sont atténués par l'emploi du NB. Et dans ce type de paysage, où la neige domine, avec d'infinies nuances de blancs, de gris, le noir et blanc me semble particulièrement approprié. De grands noms de la photographie de montagne l'ont prouvé, par leurs photos reproduites par héliogravure.
Ces nuances ne sont-elles pas permises par les variantes de la lumière elle-même, inégalement distribuée par un ciel chargé? (A l'opposé d'un ciel uniformément bleu, où la lumière est également répartie?)
Pourquoi ne pas dédier une partie de ce site à la photo noir et blanc, car il me semble avoir déjà relevé sur ce site quelques autres clichés très intéressants dans ce sens.
* Quant aux ''mauvais'' temps, aux ''mauvaises'' journées, elles ne sont jamais mauvaises que pour entraver nos plus chers desseins. Ceci, alors, à méditer: ''Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas, mais accusez-vous vous-même de n'être pas assez poète pour en appeler à vous toutes ces richesses''. (Rainer Maria RILKE, Lettres à un jeune poète)
Voici, Joris, encore une belle page de poésie que tu nous offres, preuve, si besoin était, que tu as su tirer parti des richesses de cette ''mauvaise'' journée.