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Présentation du site

Bonjour à tous,

Je vous souhaite la bienvenue sur paysage de montagne, site consacré en majorité, comme son nom l'indique, à la photographie de paysages montagneux, des Alpes en priorité mais encore du Massif-Central et d'autres massifs que j'espère découvrir à travers différents voyages.

Etes-vous plutôt mer ou montagne? Cette question qui revient souvent au moment de choisir sa destination de vacances estivales ne se pose même pas pour moi... D'un côté la foule entassée, de l'autre la solitude recherchée. En bas la chaleur suffocante, en haut la fraîcheur apaisante. Bien sur tout n'est pas parfait en montagne, la solitude doit parfois être bien recherchée notamment en juillet/août. La fraîcheur est parfois plus frigorifiante qu'apaisante particulièrement en hiver qui dure souvent d'octobre à mai au-dessus de 2000 m...

Mais, aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours été fasciné par la montagne. Grandeur, calme, tranquilité, intemporalité sont des aspects qui m'attirent à haute altitude. Comme si élever le corps me poussait à m'élever l'esprit (et il peut parfois partir de bien bas!).

L'apprentissage s'est fait par étapes progressives (mais toujours avec un appareil en main) : vacances régulières en montagne avec mes parents où je cherchais les neiges éternelles estivales, l'obtention du permis m'a ensuite donné la liberté d'aller rencontrer les sommets dès qu'une journée de libre s'annonçait. Et heureusement ma vie d'étudiant m'en laissa quelques-unes même si je prenais parfois soin de forcer le destin...

Cet amour m'a fait faire des choix de vie que je ne regrette pas le moins du monde... Ne pas passer certains concours qui m'auraient coûté une mutation aléatoire dans des régions inimaginables pour moi si loin des Alpes... Ne pas entamer le doctorat que l'obtention de mon Master 2 de Recherche m'ouvrait car le poste de professeur des universités qui s'annonçait ensuite m'aurait encore demandé un exil impossible dans une grande ville.

J'ai maintenant la chance d'exercer un métier (professeur en lycée) qui me laisse quelques opportunités de liberté, essentiellement pendant les vacances scolaires. J'essaye donc d'exploiter ces temps libres au mieux et je reviens rarement déçu de ces expéditions où, à l'instar des grincheux et des coups de klaxon urbains, l'oxygène se fait plus rare....

Comme mon expérience, mon matériel pour affronter les éléments s'est agrandi et renforcé au fil des années. Tente, duvet, matelas, vêtements me permettent de passer des nuits souvent inoubliables sous les étoiles alpines.

La première nuit en montagne fut difficile, la pluie imprévue tentait de nous décourager mais heureusement notre tente est étanche et il en aurait fallu beaucoup plus, des orages par exemple...

Vous aurez peut-être remarqué que j'ai utilisé le pronom nous dans ce dernier paragraphe... Elle est arrivée après la montagne mais elle est tout de suite passée avant et reste à ce jour la seule à avoir réalisé cet exploit... Bien sur je ne parle pas de ma bouteille de ricard qui a parfois une place de choix dans mon coeur mais de ma femme, recontrée le 11 novembre 2004 (signant l'armistice de ma guerre adolescente avec la gente féminine) et épousée le 11 août 2012.

Même si son attrait pour la montagne est bien plus modéré que le mien (c'est un euphémisme), elle tenait à me montrer que contrairement à la conduite, femmes et montagne ne sont pas toujours incompatibles! C'est donc avec elle que je partageais cette première nuit pluvieuse à 2000 m sous le tente et depuis bien d'autres ont suivi. C'est en marchant à ses côtés qu'un éclair foudroyait un arbre à moins de 5 m de nous ce qui nous a valu depuis une belle crainte des orages... Mais celà ne nous a pas refroidi. Randonnée à la journée, sur 3 jours, vacances d'une semaine, voyage en Norvège... J'ai "malicieusement" réussi à faire passer des menus de plus en plus copieux mais toujours bien digérés.

C'est grâce à elle que j'ai découvert les joies de la montagne à deux (ou plus) et si j'éprouve encore parfois le besoin de partir seul, je prends de plus en plus de plaisir à partager la montagne avec des amis que j'essaye d'hisser, plus ou moins difficilement, sur les sommets... En plus de ma femme, mes parents, Nicolas, Jérémie, Teddy, Thibaut, Vincent, Hugo, Fabien, Amaury, Yannick, Sandra, Lionel, Benoit, Camille, Maxime et même plusieurs de mes classes de Seconde sont quelques-unes des personnes que je remercie de m'avoir accompagné au moins une fois près des lacs ou des sommets.

Pour toutes ces sorties, l'appareil photo m'accompagnait et c'est parfois (souvent) lui qui les guidait voire les créait. Lui aussi s'est perfectionné au fil des années : compact, bridge, réflexe, réflexe plein format... Si la photo ne remplace pas les yeux et les souvenirs elle a au moins le mérite immense de les raviver et de pouvoir les partager en éternisant un instant. Or une sortie en montagne est une infinité d'instants, chacun unique, et quelle joie d'en ramener quelques-uns et de pouvoir contempler pendant des heures le centième de seconde retranscrit par l'image. C'est un voyage dans le temps, un prolongement du passé que permet de faire la photo.

Bien sur le perfectionniste que je suis cherche donc à figer les plus beaux et les plus précieux de ces instants, ceux où le montagne me fait rêver... Ils sont nombreux, l'hiver froid apporte sa blancheur immaculée et ses mers de nuages qui transforment les sommets en îles perdues, le printemps fleuri, ses odeurs et sa nature en éveil vient prendre un relais parfois salvateur puis l'été, ses lacs dégelés reflétant les sommets encore enneigés amène des arguments auxquels je ne suis pas insensible avant que l'automne, ses couleurs flamboyantes, sa pureté et ses ambiances inimitables ne vienne mettre un bouquet final à ce bal des saisons sans cesse renouvelé.

Puisque toutes les saisons me plaisent, c'est donc les moments de la journée qui valorisent certains instants. Les levers et couchers de soleil amènent des lumières et des couleurs uniques qui magnifient les sommets... C'est donc ces instants que je privilégie, ce qui implique de se lever tôt, de se coucher tard ou même ne pas se coucher du tout...

Car, de plus en plus, la nuit éveille en moi un sentiment d'admiration et de plénitude qui me pousse à l'immortaliser. En regardant les milliards d'étoiles qu'offre la pureté du ciel alpin nocturne, diverses sensations scintillent dans mon esprit. Bien sur l'habituelle question "sommes-nous seul?" raisonne parfois même si, à 2h du matin au bord d'un lac glacé à 2500 m, je suis souvent forcé de répondre par l'affirmative bien que quelques cris de bête et autres éboulis de rochers viennent parfois "égayer" le silence nocturne...

Par delà ces pensées spirituelles, une émotion simple m'envahit souvent : l'admiration. L'admiration pour ce que je vois, l'admiration pour ce que j'imagine, l'admiration pour ce que je ne vois pas. C'est cette admiration que tentent de retranscrire les photos que je partage sur ce site. Parfois avec réussite, parfois plus difficilement.

Ce qui est sur c'est que cette démarche n'est pas artistique. Je ne suis ni photographe, ni artiste, juste admirateur. Un admirateur bien modeste et bien petit devant la grandeur du spectacle qu'il a parfois la chance d'observer. Ainsi je n'ai pas le statut de photographe professionnel et je n'ai pas la volonté de le devenir. La transition vers la démarche commerciale que le statut de professionnel m'obligerait à faire, l'obligation de "me vendre" que celà impliquerait me donnerait l'impression de me lier les mains et de perdre la liberté que je recherche et revendique dans la photo de montagne.

De même je me sens bien loin du statut et de la mentalité d'artiste accompagnés d'adjectifs plus ou moins digestes que certains s'auto-attribuent. Quand elles le sont, mes photos ne sont pas belles parce que j'en suis l'auteur mais parce que ce que je prends en photo l'est. Ce n'est pas moi qui prend une belle photo mais la montagne qui me concède une belle pose. L'artiste ce n'est donc pas moi mais elle.

Mon mérite principale voire unique reste donc d'être là, auprès d'elle en ces instants privilégiés et à ces heures où tout le monde (ou presque) est redescendu ou n'est pas encore monté... Mais quand on vient de décrire sa passion comme je viens de le faire, cette présence ne serait-elle pas plutôt l'assouvissement logique de cette passion qu'un mérite quelconque?

Il est maintenant temps de conclure cette présentation qui j'en suis sur vous aura permis de deviner sans la moindre hésitation la matière que j'enseigne (en cas de doute voir la rubrique qui suis-je) car sous le tente où je viens de la rédiger au bord du lac de Belledonne à 2150 m par une belle nuit d'été je devine le scintillement des étoiles qui m'appelle, cet instant mérite d'être immortalisé, l'appareil photo doit me secourir.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une bonne visite de ce site.

Joris K


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